L’effet papillon
Cette nuit, alors que je cherchais à m’endormir, j’ai essayé de comprendre comment j’en suis arrivée à vivre avec Aliocha à Bruxelles. En remontant tous les évènements, ça donne:
1988, naissance à Nancy. Je vais bien, sauf mon bras gauche.
Mes parents, mon frère et moi même déménageons à Aix-les-Bains très peu de temps après ma naissance pour revenir à Nancy quelques 8 ans plus tard. Intégration assez difficile auprès des autres élèves. Toujours eu beaucoup de mal à me faire des amis.
Déménager à Ludres. Encore plus de mal à me faire des amis. Grâce à mon bras gauche et à un prof de sport vraiment très con en 6ème, je me fais dispenser à l’année du cours d’éducation physique. Je trouve refuge dans le dessin pour m’exprimer. 2000, mes parents prennent une connexion internet: je comprends que je préfère nettement l’écrit à l’oral. Pas mal de connaissances via IRC, y compris Loïc, qui habite alors à Chalon sur Saone, avec qui je commence une “relation”.
Je dois choisir un lycée: je veux partir loin des personnes rencontrées à Ludres.
2003, j’intègre la classe d’arts plastiques au lycée Henri Poincaré, en centre ville de Nancy. Dès le premier jour, je fais la connaissance de Léa, qu’étrangement j’adopte immédiatement et avec qui je vais partager et apprendre énormément.
Sur le banc au premier cours de sport, l’autre dispensée à l’année viens sympathiser avec moi. Caroline. Nous discutons, elle aussi entretient une relation à distance, avec un type rencontré sur Internet. Elle deviendra très vite une amie chère. Plus tard, elle me propose de rejoindre Parano.be, site communautaire à vocation artistique. Je me prends très vite au jeu. Intègre rapidement le secteur “6né”, rebaptisé CIN. Je ne participe à aucun évènement de la vie paranoïaque mais suis pourtant très présente sur le site. Je lis les fiches de beaucoup de citoyens, n’ose pas forcément leur parler. En tête de la liste: Aliocha. People paranoïaque qui parle à tout le monde avec une apparente aisance, fait tomber les filles, est cultivé, beau, intelligent, bref, que des bonnes raisons pour ne pas lui adresser mot.
Les allers-retours Nancy-Chalon sur Saone sont de plus en plus décevants. Au bout de 3 ans, je comprends que nous n’avons rien en commun. Déception, colère, soulagement. Je me fais piercer le labret et colore mes cheveux en rose (et accessoirement passe pour une lesbienne pendant quelques mois). Juin 2006 sous terre: nouvelle déception, mort du dernier membre de ma famille (hors parents-frère) auquel j’attache une importance et mort de mon petit Jimmy pendant la semaine de révision du baccalauréat, série littéraire option arts plastiques, pourtant obtenu avec mention. Remise en question de mes capacités artistiques. Je m’inscris en IUT communication, est placée sur liste d’attente, pète les plombs, annule tout et m’inscris en fac.
Septembre 2006. Mon frère et moi passons quelques jours à Paris. Il se remet d’une rupture, je me remets d’un été de merde.
Nous prenons un bus à touristes pour voir les différents monuments de la ville sans nous fouler. Nous descendons les Champs-Elysées. Soudain, je me dis à moi-même “Tiens, j’aimerais bien être avec Aliocha”. Allez savoir pourquoi.
En rentrant, je lui envoie un message. Avec des mots, presque une vraie phrase. Une première. Il répond. La suite va très vite: nous nous voyons à Nancy, Paris, Bruxelles, Luxembourg, peu importe. La fac ne me plait pas, mon premier cours de traduction est l’heure la plus longue de ma vie. En sortant, je lui annonce que c’est moi qui vais venir à Bruxelles, et non l’inverse.
Je suppose que nos maigres expériences nous ont poussés à brûler quelques étapes et à nous installer ensemble au bout de 5 mois. C’est vrai que ça aurait pu être un beau plantage. Mais en fait, je crois simplement qu’on se correspond bien.
Tout ça, c’était pas un hasard.



Ouais sympa ce résumé ! ça me donne envie de faire pareil :D
Un peu rapide mais bon c’est un peu le but ^^
(intéressant ce commentaire…)
Oui, je compte sur la faculté de mes lecteurs à faire eux même les relations cause à effet ^^
Un peu rapide je ne sais pas, mais j’ai surement oublié quelques petits détails… L’essentiel y est je crois ^^
C’est assez marrant, tu devrais essayer!
Oh mon Dieu Waaw Sarah je viens de découvrir toute ta vie en un article sur ton blog !
Tu es la reine de la synthétisation !
J’aime beaucoup le passage “Je me fais piercer le labret et colore mes cheveux en rose (et accessoirement passe pour une lesbienne pendant quelques mois)” , mdr tu m’as tué !
Par contre, à présent le concept “Toujours eu beaucoup de mal à me faire des amis” est aujourd’hui très faut étant donné ta cote de popularité extrême au seins ne fus que de la classe !
(Tu es la Lindsay Lohan de Saint-Luc je pense !)
Maintenant, il te reste à écrire la suite, où tu parles de ta rencontre avec le fabuleux Thomas Becks (qui bouleversera ta vie lui aussi !).
Le mot de la fin : Evidemment que tout ça ne fut pas un hasard… Certains appellent ça le Destin, le Karma, et moi j’appelle ça autrement… (enfin tu sais quoi !)
Bises Bises Sarah G !
:D
Oui enfin, j’ai quand même eu du mal à Bien m’intégrer à la classe, il a fallu que je dépasse mon “hiiin j’aime pas les gens”, et c’est pas évident.
Par contre, je ne suis pas sure d’aimer être Lindsay Lohan. Si un jour je viens à être connue, j’espère que ça sera pour d’autres raisons que pour mon alcoolisme et ma toxicomanie (ou le fait d’avoir poursuivi mon assistante dans tout Hollywood pour l’écraser).
Très bon article soeurette… Ca rappelle des souvenirs en lisant tout ça!
Il y a cependant un plantage dans ton article, notre voyage à Paname a eu lieu en 2006 et non en 2008 comme tu le mentionnes! J’attends une correction sur ce point hihi, sinon tes lecteurs risquent de ne pas tout comprendre! ;)
Allez, @ demain!
Max
PS : Très bon choix musical (est ce encore utile de le préciser? lol…)
Ah oui en effet y’a un petit problème… Ca pourrait peut-être créer une faille spatio temporelle! ^^
C’est marrant, ces quelques derniers jours je me remémore le même genre de raisonnement… :)
Bisous !
Jsuis triste jsuis même pas dans ton résumé… En même temps je ne me souviens pas non plus comment on s’est rencontré…ca devait surement être en anglais…et tu devais surement me detesté lol. tu montera plus dans ma voiture ! lol
Claire> Il faut que je réponde à ton mail, j’ai été contente d’avoir de tes nouvelles et je n’ai toujours rien trouvé à dire :(
Stéphanie> Oh je suis désolée… Je n’ai mis que les éléments que je jugeais déterminants dans ma rencontre avec Aliocha ^^ (Quoi que je pourrais faire un article pour parler de tous les gens que j’aime mais ça ferait un peu trop skyblog)
Par contre je ne sais plus trop comment on s’est parlé la première fois non plus, je suppose que ça a du se faire naturellement, en arts pla ou peut-être en espagnol…