Minuit cinquante, je décide de fermer Photoshop et Indesign.
Il était temps… Mais je crois que j’arrive à la fin de mon devoir de fin d’année en typo.
Encore quelques petits détails à régler, rien de bien méchant, et je pourrais le montrer fièrement à la rentrée (pour recevoir de nouvelles corrections à faire)
Cette semaine, malgré le fait que chez moi c’est pas forcément la grosse marade, a été assez hystérique : en ville, j’ai croisé une ancienne camarade de classe que j’avais pas vu depuis bien 2 ans, ce qui m’a forcée à me sortir la tête de mon boulot et organiser/improviser un verre d’ici quelques jours, avec d’autres anciennes d’arts plastiques. Autant dire : “hiiii”.
L’autre soir, en regardant les Experts:Miami (Horatioooo), j’ai pu avoir mon petit instant groupie avec le special guest le temps d’un épisode : Xzibit. (”Hiiii Xzibit Xzibit, maman papaaa regardez y’a Xzibit dans les Experts!”)
Oui, ça m’a fait la soirée.
Et puis hier, 2h de route pour aller au concert de Ghinzu à Thionville. Que dire sinon “hiiiii”, encore une fois.
Même si j’étais déçue de la version live de High Voltage Queen (que j’adule), et que je n’ai pas eu droit à The End of the World, l’ensemble déchirait quand même pas mal.
(Avec en première partie “The Black Box Revelation”, groupe de rock “from Brussels”… Je me sentais presque chez moi) (sauf que bon, on était à Thionville)
Je crois que pendant le concert, j’ai réalisé à quel point j’aimais ma vie à Bruxelles (et Aliocha, qui manquait à la soirée).
J’ai eu du mal à me faire à cette nouvelle ville, mais aujourd’hui, quand je rentre à Nancy, la Belgique me manque. (et inversement : quand je suis en Belgique, Nancy me manque, allez savoir)
En y réfléchissant un peu, je crois que ce manque est accentué par les temps qui courent, ici.
Ici, dès qu’on allume la télévision, ça parle de la crise. De telle entreprise qui a fermé ses portes, laissant derrière elle X employés. Des employés qui prennent en otage leur patron. Du pouvoir d’achat. Des pauvres qui deviennent toujours plus pauvres et des riches toujours plus riches. De Sarkozy, de son gouvernement à la con. Des manifestations toutes plus ignorées les unes que les autres. Du mépris gerbant. Ah, et puis HADOPI aussi, beau projet de loi dans le pays des Lumières et des droits de l’Homme.
Bref, en dehors de la situation économique de mon pays bien aimé et de quelques autres petits détails, autre chose m’a fait sortir de moi, aujourd’hui : le désir de François Fillon de ne pas valider l’année des étudiants dont la fac était bloquée.
Je ne peux m’empêcher de penser à tous les étudiants qui n’ont pas choisi cette situation, qui n’ont pas nécessairement les moyens de faire des études, qui font des sacrifices pour se les payer, qui auraient voulu bosser, qui ont bossé, et qui vont peut-être perdre une année à cause de quelque glandu du Gouvernement qui fait passer son égo avant l’avenir de ses concitoyens.
Il y a quelques temps, un slogan politique (qui a pour auteur De Villiers mais très vite repris par Le Pen et Sarko) avait fait plus que débat : “La France, tu l’aimes ou tu la quittes”.
Ouais. Ben je l’ai quittée… Et je ne regrette pas.