Internet, ce fabuleux outil 1
Ok, j’adore Internet.
Aujourd’hui, je n’imagine pas ma vie sans. Déjà, ma situation géographique actuelle est entièrement due à Internet (et à mon bon vouloir, et à l’existence de Parano, et un tas d’autres facteurs aussi, mais le départ de tout ça est quand même internet)
Et puis j’adore Facebook aussi.
Je ne suis pas du genre à pester contre les nouvelles versions du site : il évolue, c’est normal. J’ai quasiment oublié l’ancienne version (et les gens qui la regrettent aussi d’ailleurs) cela dit je me rappelle d’une chose : j’étais beaucoup moins emmerdée par les activités de mes contacts avant.
Depuis 3 jours, je vois toutes les news de mes “amis” et ça me désespère de plus en plus.
Savoir que F. ou U. a répondu à 42 questions sur la vie sexuelle ou les préférences culinaires de C. ou V., c’est pas que ça ne me passionne pas, mais presque. De même pour les applications genre “La météo du moral” et autres conneries que je vois 8 fois par jour. Ou encore les mots que chacun se laisse sur son wall. “Hihi trop cool ton coca il était trop bon lol”, euh, ouais, ok.
Sauf que maintenant, ce n’est non plus seulement Facebook qui me gave avec les idioties de mes connaissances, mais on me les envoie directement par mail.
Il y a quelques jours, L., une “amie” d’enfance (que je n’ai pas vu depuis… très longtemps. Et qui habite très loin. Dieu merci.), écrit sur mon mur pour me dire “eh bah alors plus de nouvelles ?”.
Bah non, plus de nouvelles, j’en ai un peu marre d’être la bonne poire qui envoie toujours des mails et attend X mois comme une conne pour une réponse (et ne pas en avoir, bien entendu)
Cette fois ci, je ne réponds pas et passe à autre chose, tout en me demandant s’il ne serait pas utile de lui écrire un petit quelque chose pour lui expliquer pourquoi “bah non plus de nouvelles”. En réfléchissant un peu… Non, ce serait tout sauf utile.
Disons que la demoiselle, quand elle daigne écrire un peu, est très très difficile à suivre (et à décrypter), et je pense même qu’elle a des petits troubles de la personnalité. Genre dédoublement.
En temps normal ça m’amuserait mais là… non.
Aujourd’hui donc, je rentre crevée d’avoir dessiné des bagnoles et des passages piétons toute la journée (elle est passionante hein ma vie ? je devrais le raconter sur facebook tiens), et décide d’aller voir mes mails en espérant une newsletter Topshop ou Asos pour m’avertir des derniers escarpins vernis pailletés trop 80s arrivés en stock, ou Immoweb pour voir les nouveaux apparts, ou je ne sais quoi d’autre de réjouissant.
1 nouveau message de L. : “FW: si tu me renvois pas je saurai pk”. Ok ça promet.
Je me suis même permis une petite capture d’écran pour l’occasion :

Vous voyez le genre. Des canards des chats des oiseaux des dauphins et pleins de bons sentiments, avec en signature “Envoie ça à tous tes amis pour qu’ils sachent que tu les aimes!”
Je me dis que là, on a vraiment touché le fond.
J’ose espérer que les gens que j’aime le savent, et n’ont pas besoin que je leur forward (!) un mail de ce genre pour en être avertis. Ou alors faites moi signe je promets de vous trouver le plus beau bébé-labrador de tout gettyimage.
Du coup, pauvre L., elle ne recevra ni nouvelle ni FW de petits chats qui se font un calin avec “Tu es ma meilleur amie” en rose scintillant en dessous… (salut, j’ai déménagé quand j’avais 8 ans, mais tu sais j’ai grandi depuis)
Pour le coup, là maintenant, je déteste Internet.



