Archive for February, 2009

etajvdotcom 3

C’est bien connu, en matière de gaming, je ne jure que par un seul nom : Resident Evil.
(cela dit, par pitié, ne me parlez pas des “films”)
Toute ma vie est basée sur Resident Evil (et je vous emmerde), j’ai du perdre facilement une centaine d’heures sur 5 des titres de Capcom (pas joué à Code Veronica, ni Outbreak, et à peine commencé le 0 qu’il me gonflait) et je suis toute façon incapable de jouer à Tomb Raider, ça me fait bien trop peur de tuer Lara.

Bref, jusqu’à il y’a 3 jours, je n’envisageais pas d’allumer notre Xbox 360 avant l’arrivée de mon petit RE5 dans notre petit salon.
Mais ne sachant que faire, je me suis alors rappelée de la présence de Dead Space dans notre meuble télé, jeu acheté à sa sortie mais vite rangé. Pour une simple raison : “j’aime pas” (comprenez : ‘chéri pourquoi y’a pas de zombies ? et Umbrella l’est passé où ?’)
Mais toute réflexion faite, ça devait me faire mal au cul de voir 60€ reposer à côté de la télé, alors j’ai décidé de reprendre les choses en main (= la manette, c’est vraiment énorme ce truc).
Passé les 5 premières minutes de “Maiiiiss comment je faiiis pour viser” et “Meeerde pourquoi la porte de l’ascenseur ne se ferme paas” (bah oui ça me semblait tellement con de me retourner pour la fermer), en fait, c’est vraiment un bon jeu.
Bon, ok, y’a pas de morts-vivants. C’est probablement le seul point négatif du jeu.
Mais ! Il y’a des grosses bêbêtes pas jolies-jolies (et qui font des sales bruits et qui cassent des vitres), des putains de beaux décors, des ambiances sonores de malade, des éclairages de dingue, des ouvertures de portes plus flippantes les unes que les autres… Sans parler de la zone anti-gravité et de la télékinésie qui sont des purs moments de récréation (enfin euh, pour l’instant). Bref, je suis sous le charme et pour le coup, je m’en veux un peu de l’avoir laissé dormir si longtemps…

Quelques photos pour l’occasion :

Sur ce, mon article-inutile-du-vendredi marque la fin de ma journée de glandouille, maintenant au travail.

Le syndrome Abitbol 10

Tout a commencé ce matin.
7h30, je me lève de plus ou moins bon pied pour aller en atelier à 8h30, prévoyant une marge de retard de 30 minutes de la prof, qui a nous bien demandé de venir à son atelier hebdomadaire avec un nouveau brief à chaque séance.
8h30 donc, j’ouvre la porte. Enfin, j’essaye. J’aurais du m’en douter : elle n’est pas là.
En allant à la cafet, les quelques autres personnes de ma classe me disent qu’effectivement, la prof a annulé l’atelier ce matin à 5h et qu’on a tous reçu un texto de la part du délégué. Sauf que, évidemment, il n’a(vait) pas mon numéro.
Ce qui m’énerve le plus, dans cette histoire, c’est que je m’en doutais. Bordel, quand est-ce que les gens arrêteront de se comporter comme des gosses de 14 ans qui passent leur nuit à picoler pour se rendre compte qu’être debout à 8h, ça va pas être possible ?

En fait, non, tout a commencé cet apres-midi.
Je m’endors devant l’épisode S02E06 de Big Bang Theory et je me réveille en me disant qu’il faut que j’aille à la Poste chercher le “truc inconnu” d’Aliocha.
Sauf qu’il fait bien chaud ici, et que je pourrais largement y aller demain sans que ça change grand chose… Mais étant donné que je suis la femme parfaite, j’y vais quand même.
Le type au guichet a une parfaite tête de con (en même temps on est à la Poste) et il se comporte de manière immonde avec un type qui vient apparemment se plaindre que son colis a été perdu. Je lui tends le petit billet et il disparait en 2 secondes (fort heureusement parce qu’en plus, il avait une odeur insupportable) dans les bureaux, pour revenir avec une lettre recommandée. Quand je lui tends ma carte d’identité, il prend un air désespéré et attrape son petit bic pour me souligner qu’il est précisé sur le billet qu’il faut la carte d’identité du destinataire. Ouais en même temps quand on l’écrit en  caractère 4, faut pas s’étonner.
Bref, je repars énervée, forcément, imaginant Tête-de-con se plaindre au client suivant.
En fait, heureusement qu’il y a eu le client avant moi : j’ai préféré partir plutôt que de commencer à perdre ma salive.
Sauf que je commence vraiment à en avoir marre, de cette Poste. Mon gentil facteur ne met pas de lettre dans la boite mais par contre, il n’hésite pas à laisser des colis dépasser de 20cm (petite précision : la boite aux lettres donne bien sûr sur la rue… Il fallait bien qu’on nous vole un jour ou l’autre un colis. Manque de bol, c’est tombé sur le cadeau de Noël d’Aliocha. A ce propos, je vous recommande vivement Digital Stores qui ont vraiment un service client terrible) ou à plier en deux une lettre qui résiste (bye-bye mon coffret collector panoramique de 300, tu devais être joli sans pli au milieu)

Ou en fait. Non, tout ça a commencé bien avant.
Parce que force est de reconnaitre que je suis sur les nerfs, en ce moment.
En particulier à cause de deux personnes qui m’ont bien gonflée, ou encore des profs d’atelier qui croient que notre manque de motivation vient des “inégalités” entre élèves et qui ne voient pas que nous, ça fait depuis le mois d’aout qu’on n’a pas eu de vraies vacances. Ou du prof de prod’ qui se permet de prendre ses élèves en photo sans aucune autorisation pour s’en vanter auprès de ses collègues après : “Eh, regarde ce que j’ai fait ! Haha t’as vu y’a personne !” (en même temps si j’étais lui, pas sûr que je m’en vanterai : “Eh, t’as vu, j’intéresse 15 élèves sur 80, je suis trop un raté!”)… Ou tout simplement du manque de sommeil et de véritable “temps libre”.
Et puis en plus, hier il n’y a pas eu de Big Bang Theory et il faut attendre encore 2 semaines avant le prochain How I Met Your Mother. Vraiment : Monde de merde.

(Fort heureusement, je vais profiter de la semaine prochaine (de de deux jours de vacances supplémentaires : 2+ 2 = 4, Woohoo !) pour tenter de me remettre dans le droit chemin. Pour aider : 2 jours à Londres à marcher, aller au Tate, entrer dans quelques magasins et, Enfin, revoir ma petite Léa chérie. Hiiii!.)

All work and no play make Jack a dull boy 4

Encore un débat avorté.

Mardi matin, en cours de production, nous étions supposés parler du merveilleux outil qu’est l’informatique.
Photoshop, plus précisément.
Après avoir introduit un blabla qu’on nous répète depuis notre entrée à St-Luc dans diverses matières, le prof pose la question suivante : “Quand vous aurez votre diplôme et que vous chercherez un boulot, d’autres auront passé du temps à approfondir de leur côté leur connaissance de Photoshop, qu’est ce qui fera alors la différence entre vous et ces gens ?” (sous entendu : qu’est ce qui te différencie toi, “artiste” diplômé, d’un type qui n’a étudié que l’outil Photoshop)
D’une voix un peu fébrile (moui il était très tôt), je lance à travers l’auditoire (vide) : “Le talent”.
“_ Non… Mais développez donc un peu.
_ Ben, il est clair qu’on peut connaître un programme et pour autant faire des grosses merdes. Si, par exemple, l’utilisateur ne connaît absolument aucune règle typographique, n’a jamais fait de mise en page, ou…
_ Moui non c’est pas ça. Laissez moi vous expliquer l’origine du mot talent…”

Et le voilà parti pendant 20 minutes. Je l’ai laissé là d’ailleurs, continuant moi-même mon petit spitch dans ma tête, connaissant très bien l’origine du mot talent (cela dit si on doit réfléchir aux origines de chaque mot avant de parler, y’aurait de très longs silences) et restant très sûre de moi.
Certes, le talent se travaille, et pour produire de belles images et avoir de bonnes idées, il faut nécessairement bosser et se cultiver, ça me parait élémentaire.
Par contre, alors que je reconnais que la culture et le travail sont des ingrédients essentiels, le prof de production explique (tout seul dans son coin) que non, le talent n’y changera rien. Ca voudrait donc dire que demain, n’importe qui peut se réveiller et dire “Hého, moi j’aimerai être graphiste” et, apparemment à force de travail, pourra le devenir ? Je ne crois pas.
Prenons un exemple concret : P.

P, tu ne la connais pas forcément, petit lecteur chéri qui ne connait pas encore par coeur ma vie (t’inquiète je bosse sur une autobiographie qui promet d’être passionnante), mais P… Comment t’expliquer…?
J’ai partagé des années d’amour avec P. Elle était ce qu’on peut appeler la “grosse tête” de la classe. Pas forcément la plus intelligente, mais celle qui bosse dur pour avoir des bonnes notes et qui pleure si elle a un 16. Bon.
Ben Pauline, sa passion, c’était l’arts pla (ok comme les 23 autres personnes de notre classe) et elle travaillait très très dur pour affiner son “art”. Alors tu noteras, lecteur, facteur 1 : le travail. Ensuite, qui dit classe d’arts pla dit cours d’arts plastiques : pratiques mais aussi théoriques. On apprenait donc aussi bien “comment recouvrir nos bras de latex” que “la vie et l’oeuvre de Matisse, Gauguin, Beuys, Sorrin, etc” : ça, elle maitrisait aussi pas mal. Des interros à 19/20 en Histoire de l’art, c’est plutôt balèze (Surtout avec une prof qui corrige avec des annotations comme “Oui, mais non”…hinhin…).
Facteurs 2 & 3 : Connaissance des outils & culture.
Ok. Tout est bon alors, facteur 1, 2 et 3 remplis : elle est une grande artiste.
…Sauf que P, ben c’est tout sauf une grande artiste. Et ça, je ne suis pas la seule à le dire : les 22 autres élèves le disaient, la prof le sous-entendait, et aujourd’hui l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy le déplore mais bref, passons.
Comment expliquer qu’une personne qui bosse (dur), qui maîtrise ses outils et qui a une énorme culture fasse quand même de la merde ? N’y a-t-il pas un tout petit petit peu de place pour ce qu’on appelle “le talent” ? Quand clairement, on voit que le travail n’y changera rien, et que ce n’est même pas une question de “Mouais, j’aime pas ce qu’elle fait” mais que c’est objectivement de la merde, ne peut-on pas juste dire “Ok, cette fille fait de la merde, qu’elle devienne historienne d’art et qu’elle ne reprenne plus jamais un pinceau de sa vie en main” ?
…(non ? je sais pas, ou alors j’ai des putains de grosses oeillères, mais là je campe sur ma position : il y’a des gens qui ont un talent inné à développer, et d’autres qui, même en bossant, n’arriveront à rien…(enfin, artistiquement parlant, bien sûr))

Bon, sur ce, je vais aller me cultiver.
(Parce que, oyez oyez braves gens, aujourd’hui les profs d’atelier m’ont dit que j’avais “le truc”. Eh ouais, trop classe hein ? Si seulement j’aimais pas autant la glandouille…(quoi que pour ma défense, à part mes allers-retours quotidiens sur le site d’Asos, je ne regarde que le contenu intéressant de la toile) (genre le Blogduciné, viendez lire la critique de The Wrestler d’ailleurs)

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